| | Glossaire de termes en linguistique |
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La double articulation du langage
Dans le cadre de la linguistique fonctionnelle d'André Martinet, la double articulation désigne la propriété linguistique selon laquelle toute production langagière peut se découper à deux niveaux :
Un énoncé est une succession d'unités minimales de signification qu’on appelle des monèmes. Chaque monème a une face formelle (le signifiant) et une face significative (le signifié). Ces unités minimales peuvent être des mots (montagne) ou des groupes de mots (boîte-aux-lettres).
Un monème peut comporter une partie lexicale, le lexème, (renvoyant à un percept) et un morphème à valeur purement grammaticale. ex. dans la forme achèterai , achèt- = lexème -erai= morphème
Les monèmes se segmentent eux-mêmes en unités sonores plus petites, les phonèmes, n'ayant pas de sens en soi, mais qui participent à l’identification du sens des unités significatives en permettant de les distinguer les unes des autres. ex,. dans bateau /bato/, râteau /rato/ et gâteau /gato/, /b/, /r/ et /g/ sont les unités distinctives qui servent à isoler le sens des trois unités significatives.
ex. Le morse est un code mais ce n'est pas une langue

Selon Martinet le principe d’économie des changements linguistiques permet de résoudre paradoxe entre les besoins communicatifs de l’être humain et l’inertie naturelle de ses organes phonatoires. Ce principe obéït à la loi du moindre effort.
Si une opposition formelle n’est plus rentable elle a tendance à disparaître ou à se neutraliser au profit d’une forme.
Par exemple, il n’y a plus d’opposition de voyelle nasale entre les formes brun et brin en français parisien qui prononcent ces deux mots de la même façon. La neutralisation se fait au profit de la prononciation écartée.
La palatalisation des vélaires (ex. cheval vient du mot latin caballus), la troncation des mots (ex. cinéma au lieu de cinématographe) et amalgames répondent également à ce principe d’économie (ex. au au lieu de à le).
Ainsi, pour chaque langue, au lieu d’avoir comme chez les animaux, une forme (un cri) pour exprimer chaque idée, on réduit le système linguistiques à un nombre limité de formes reconnues (phonèmes, morphèmes, lexèmes) qu’on combine entre elles pour créer une infinité de mots, de phrases ou d’énoncés.
Il ne s'agit pas forcément d'une phrase
(ex. Moi, le poisson surgelé, bof…)
À chacun des signifiants et signifiés que Louis Hjelmslev (1968) appelle expression et contenu, on peut attribuer une forme et une substance. Ainsi, on pourrait faire la représentation suivante :
| FORME | SUBSTANCE | |
| EXPRESSION | phonèmes, morphèmes, lexèmes, syntagmes | phones, morphes, prédication, énoncés (production physique et individuelle des formes) |
| CONTENU | Concept en système, délimité, spécifique et distinctif (ex. la maison de campagne par opposition à un appartement, un immeuble ou toute autre forme d'habitation) | Image mentale Les concepts, la pensée, la matière. (ex. une maison de campagne telle que nous nous la représentons d'après des critères définitoires et qualitatifs - matériaux, taille, fonction, etc.) Cette représentation peut être d'ordre référentiel (ex.la représentation que j'ai de la maison de campagne de mes amis chez qui nous sommes invités) |
| Grammaire scolaire | Prescription de règles éclectiques (phénomènes morphosyntaxiques, orthographiques, phonétiques, sémantiques) |
| Grammaire individuelle | Compétence internalisée d'un locuteur par rapport aux règles d'une langue |
| Grammaire structurale | Système rigoureux de règles et de représentations d'un système linguistique |
En cela, l'onomatopée est une icône sonore.
En revanche, une photo n'est pas une icône. Ce n'est pas une représentation à vue sémiologique.
Il y a un lien logique et implicatif entre l'indice et ce à quoi il renvoie. L'indice est, en fait, la manifestation des effets implicatifs d'un phénomène empirique.
ex. un éclair dans le ciel est l'indice d'un orage imminent
On appelle registre ou niveau de langue le style utilisé par un individu selon les situations de communications et les interlocuteurs. Le registre peut être :
On parle également de registre populaire pour des formes adoptées par des groupes qui se situent au bas l’échelle sociale, (ex. la langue des ouvriers, la langues des jeunes, la langue des cités, etc.)
Le signal a un effet implicatif univoque à message conventionnel. Le signal est subit. Il vise à déclencher une réaction.
Le signal a toutes les propriétés du signe linguistique, mais il évolue hors syntaxe. Il ne se combine pas linéairement avec d'autres éléments. Dans l'exemple du panneau routier, il peut y avoir une combinaison mais celle-ci n'est pas linéaire. C'est une combinatoire simultanée et non enchaînée.
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